Introduction

Le mélasma est une pigmentation du visage, fréquente après 35 ans, souvent appelée « masque de grossesse ». Cette condition peut être source de gêne esthétique et d’inconfort psychologique. Mais que disent réellement les études médicales sur sa prise en charge ?

Dans cet article, découvrez les recommandations validées scientifiquement, vulgarisées pour être comprises de tous, mais fidèles aux données issues de la recherche.


Pourquoi protéger sa peau est la première étape

La photoprotection est incontournable.
Un écran solaire large spectre couvrant les UV et la lumière visible (notamment la lumière bleue) est essentiel.
Cette étape seule améliore déjà l’efficacité des autres traitements dépigmentants [1–2].


Les crèmes dépigmentantes : premier choix thérapeutique

La solution la plus efficace reste la crème triple combinaison :

  • Hydroquinone
  • Trétinoïne
  • Corticostéroïde (fluocinolone)

Cette association, largement étudiée, réduit plus efficacement le mélasma que l’hydroquinone seule [3–6].

En cas d’intolérance, d’autres molécules peuvent être proposées :

  • Acide azélaïque (20 %)
  • Trétinoïne (0,1 %)
  • Cystéamine
  • Thiamidol
  • Acide kojique, arbutine [1][6–8]

Quand les crèmes ne suffisent pas

Si le mélasma résiste aux traitements de première intention :

  • Les peelings chimiques superficiels (acide glycolique)
  • Le microneedling

peuvent être envisagés, mais avec prudence car ils augmentent le risque de pigmentation post-inflammatoire, surtout chez les peaux mates [2][4][9].

Les lasers et la lumière pulsée sont considérés comme des options de seconde ligne, à utiliser sous stricte indication [10–11].


Le tranexamique : une option complémentaire

Le tranexamic acid peut être utilisé :

  • en application topique (sur la peau)
  • ou par voie orale (uniquement sous surveillance médicale stricte en raison du risque thrombotique) [3][6].

Il est surtout proposé dans les formes modérées à sévères ou résistantes.


Conclusion

La prise en charge du mélasma repose sur trois piliers essentiels :

  1. Photoprotection stricte (UV + lumière visible)
  2. Agents topiques dépigmentants, la triple combinaison étant le traitement de référence
  3. Procédures médicales ou traitements complémentaires si nécessaire, toujours adaptés à chaque patiente

En combinant rigueur scientifique et personnalisation, il est possible d’obtenir une amélioration progressive et durable du mélasma.

Texte révisé par dr Jeliaskoff


📚 Références scientifiques

  1. Pennitz A, et al. Br J Dermatol. 2022
  2. Ocampo-Candiani J, et al. Int J Dermatol. 2025
  3. McKesey J, et al. Am J Clin Dermatol. 2020
  4. Rendon M, et al. J Am Acad Dermatol. 2006
  5. Rajaratnam R, et al. Cochrane Database Syst Rev. 2010
  6. Austin E, et al. J Drugs Dermatol. 2019
  7. de Freitas ACP, et al. Int J Dermatol. 2023
  8. Arrowitz C, et al. J Invest Dermatol. 2019
  9. Piętowska Z, et al. Int J Environ Res Public Health. 2022
  10. Kamal K, et al. Clin Dermatol. 2022
  11. Pulumati A, et al. Arch Dermatol Res. 2023

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